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Climat

MAPTA-Climate permet de suivre la durabilité et la résilience des agglomérations urbaines africaines. Il combine des données spatiales nouvelles et innovantes sur les espaces verts, la pollution, les réseaux d’infrastructures et les formes urbaines pour près de 7 200 agglomérations urbaines (de 10 000 habitants et plus) dans 54 pays. Ces données améliorent la compréhension des réalités environnementales fonctionnelles et d'identifier les vulnérabilités actuelles et futures ainsi que les leviers d'action pour un changement transformateur.

Les espaces verts fournissent des services écosystémiques qui renforcent la résilience des villes face au changement climatique et leur durabilité. Ils peuvent atténuer les effets des phénomènes météorologiques extrêmes tels les vagues de chaleur, les fortes pluies, les tempête et  inondations, ainsi que les risques à évolution lente tels la sécheresse, l’érosion des sols et les glissements de terrain. Une analyse du CSAO montre que les espaces verts facilitent la réduction de la pollution atmosphérique dans les agglomérations urbaines d’Afrique. Outre la séquestration et le stockage du carbone, ils contribuent à la qualité de l’eau et à la biodiversité. Ces espaces disparaissent à mesure que les agglomérations urbaines deviennent de plus en plus compactes.

L’indicateur des espaces verts est la fraction d’une agglomération urbaine couverte par des espaces verts. Une valeur de 0,25 signifie que les espaces verts couvrent 25 % de l’empreinte urbaine. La couleur de l’agglomération urbaine représente la valeur de l’indicateur à partir de 2021.

 

Espaces verts

Proximité des espaces verts par les populations locales

Les villes ayant des niveaux absolus similaires d’espaces verts peuvent présenter des variations significatives en termes de proximité de leur population à ces espaces. En effet, il ne suffit pas de disposer d’espaces verts dans les villes ; les habitants doivent vivre à proximité (c’est-à-dire à moins de 300 mètres) d’espaces verts de taille significative et plantés d’arbres pour bénéficier réellement de leurs effets rafraîchissants pendant les vagues de chaleur. La visualisation des données ci-dessous montre une sélection de villes à travers le continent avec des couvertures différentes d’espaces verts et des parts de populations situées à proximité de ces derniers. Une meilleure compréhension de ces dynamiques spatiales peut aider à concevoir des stratégies ciblées pour préserver et exploiter les espaces verts face à l’urbanisation rapide et au changement climatique.

Les exemples d’Accra et d’Abuja, de Bangui et d’Alger, et de Luanda et de Benin City montrent que des villes ayant une couverture d’espaces verts similaire peuvent avoir des proportions différentes de leurs populations situées à proximité de ces espaces. Des espaces verts bien répartis dans le paysage urbain constituent une stratégie intelligente pour atténuer les effets des chaleurs extrêmes.
 
Exemple Accra et Abuja : Les deux agglomérations urbaines disposent de la même quantité d’espaces verts, soit environ 20 % de l’empreinte urbaine, mais les proportions de la population pouvant bénéficier de leurs effets rafraîchissants pendant une vague de chaleur sont radicalement différentes : 16 % à Accra et 55 % à Abuja. Les espaces verts pourraient donc offrir une solution naturelle importante aux vagues de chaleur à Abuja, contribuant ainsi à rendre la ville plus vivable, plus durable et plus résistante. À Accra, le manque d’espaces verts répartis dans toute la ville peut exacerber la vulnérabilité au changement climatique et détériorer son habitabilité.

 

Sources des données

Cet indicateur combine deux sources.  Africapolis fournit les limites spatiales des agglomérations urbaines d’au moins 10 000 habitants et avec moins de 200 m entre les bâtits. La carte WorldCover de l’Agence spatiale européenne (ESA, 2020) montre l’occupation des sols à une résolution spatiale de 10 mètres et utilise des images radar et des images satellites optiques.  La disponibilité des espaces verts dans les villes est la somme de la superficie de trois types de couverture terrestre (km2), les arbres, les zones arbustives et les prairies etc., divisée par la superficie totale de l’agglomération urbaine (km2) selon Africapolis.

 

Citation:

OECD/SWAC (2023), “Jeu de données Espaces verts et Forme urbaine”, Cartographier les transformations territoriales en Afrique (CARTA), https://mapping-africa-transformations.org/fr (consulté le JJ-MM-AAAA).

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